connexion à la nature

La connexion à la nature est, pour nous autres humains, une recherche, un défi, un lien précieux que j’imagine fondamental de cultiver si nous ne voulons pas voir disparaître notre espèce et le monde avec elle.

En effet, depuis la révolution cognitive d’il y a 70 000 ans, notre capacité à raconter des histoires nous a de fait placé-e-s dans une posture bien spéciale vis-à-vis des autres habitants de la Terre. Nous sommes devenus capables de coopérer à grande échelle, de chasser plus efficacement, de prendre possession et d’exploiter les territoires du monde entier !

La plupart d’entre nous, j’imagine, apprécient de contempler un paysage verdoyant, d’écouter le bruit d’une cascade, d’observer la forme et les couleurs d’une fleur, de caresser un animal ou de nous promener dans la forêt à l’affût des odeurs, pou ramasser des champignons, cueillir des asperges sauvages ou de l’ail des ours… mais de là à changer significativement notre rapport au monde et notre impact sur l’environnement… n’y a-t-il pas un pas de géant ?

Je suis convaincue que le pouvoir transformateur de la connexion à la nature, à notre nature, au vivant, à la beauté et à la magie de l’Univers n’est pas réservé aux chamanes : il peut modifier positivement notre manière de vivre et de coopérer les un-e-s avec les autres à l’échelle de la planète. Je fais une place privilégiée au Sentir et au Plaisir, que j’imagine être des forces créatrices primordiales dans la formation de l’Univers et son évolution perpétuelle.

Je fais ci-dessous le récit de l’histoire de ma connexion avec le vivant, avec ses joies et ses peines, ainsi que de mes prises de conscience. J’ai eu du plaisir à écrire cette page – et j’imagine y revenir régulièrement pour l’actualiser.

Je présente par ailleurs des personnes qui m’ont inspirées et continuent à m’accompagner dans mon cheminement, des pistes concrètes pour un travail avec vous, en individuel ou lors d’interventions collectives et quelques ressources que je ne voulais pas garder pour moi 🙂

Michel Odent
Ingrid van den Peereboom
Sophie Rabhi
Athamis

Pierres de gué

Espace, éléments, nature

J’ai souvent habité près d’une rivière, d’un fleuve ou d’un canal : la Seine, l’Ouche, Le Ternin, le canal de Bourgogne. Je suis née et j’ai grandi au centre de Paris – mon souvenir le plus vif et le plus heureux : je marche le long de la Seine, sur le quai aux fleurs, entre le Pont d’Arcole et le Pont de l’Archevêché, seule, libre, entourée d’espace et de ciel – moment de solitude, de liberté et d’expansion entre la maison, dans le 20ème, et mon école, rue des Bernardins.

Dans cette école, où j’ai passé 8 ans, la cour, goudronnée, comprenait une petite bande de verdure, clôturée, de part et d’autre d’une statue de Marie et de son jeune enfant, entre la cour des petits et les toilettes des grands. Pas de bac à sable, pas de jardinet où faire des semis, pas d’animaux à tenter d’apprivoiser. Je me souviens d’un haricot, posé en classe dans un gobelet sur du coton, et qui avait poussé, tout en longueur, à la recherche de la lumière. Je me souviens de son odeur, que je jugeais désagréable. En écrivant ces lignes, je me rappelle aussi avoir tenté de faire éclore un œuf, en le mettant au chaud entre des coussins dans le coin d’une pièce derrière un fauteuil : comme pour le haricot, les conditions n’étaient pas réunies pour pouvoir observer la vie à l’œuvre !

Animaux

Enfant, je voulais être fermière. Avec mon amie Valérie, j’ai collectionné les vignettes de l’album Panini du World Wild Life Fund : Animaux à sauver, mais ce n’est que beaucoup plus tard que j’ai pris conscience de l’impact écologique de la présence de Sapiens sur la Terre (j’y reviendrai). J’allais au marché aux animaux avec cette même amie qui habitait tout près (ses parents tenaient le bar le Quasimodo, rue d’Arcole, tout près de Notre-Dame, et ils habitaient juste au-dessus).
J’y ai une fois acheté un petit poulet, qui est mort de froid dans la salle-de-bain de ma cousine Sophie. Je fréquentais Bijou, le caniche de ma grand-mère Jeanne, que j’aimais promener et auquel j’adorais enlever les puces, et les oiseaux du jardin des Tuileries, moineaux et pigeons, auxquels j’avais une fois donné le steak haché de mon Happy meal, nourriture que j’ai toujours trouvé immangeable.

A la maison, j’ai eu des grenouilles, trouvées au centre aéré du Plessy-Robinson, que j’ai tuées en nettoyant leur aquarium, par mégarde, avec de l’eau trop chaude ; une souris qui s’était échappée dans l’appartement, avait fait un nid sous le lave-vaisselle et se cachait dans le circuit des radiateurs, qui faisaient le tour de l’appartement (nous l’avons laissée là quand nous avons déménagé…) ; des hamsters auxquels j’ai tenté de faire faire des bébés, sans succès : par deux fois, la femelle a dévoré le mâle ! J’ai eu aussi plusieurs chattes : Lola, Misti, Fifi, et j’ai adoré les voir accoucher, allaiter, déplacer leurs petits ; des poissons rouges et enfin Pichou, une cochon(ne) d’Inde qui, après la fermeture de l’école, est arrivée chez nous avant de trouver refuge chez mon amie Louise.

Il y a également trois petites créatures que j’ai vues apparaître magiquement tout au long de ma petite enfance : mes frères ! A 3 ans, je suis devenue “grande sœur”, d’abord d’Edouard, puis de Pierre et enfin de Théophile. Ma mère était enceinte puis un jour, elle partait à la maternité et revenait avec un nouveau bébé.

Exil : le départ de Paris et l’arrivée en Bourgogne – un choc culturel !

A 10 ans, je suis arrivée à Arcey, un village de Côte-d’Or qui comptait alors 30 habitant-e-s. Je n’ai pas tellement de souvenirs de cette époque : le jardin était en friche, ma mère avait planté quelques pensées dans les plates-bandes, nous faisions la cueillette de la mâche avec notre voisine, Christiane. Dans le décor, il y avait aussi : Goury, un bébé sanglier orphelin, enfermé dans un hangar en face de chez nous par le Maire du village, qui était également chasseur ; le propriétaire de la maison de mon oncle Jean-Marie, qui tuait les lapins, avaient dit mes frères, en leur crevant les yeux ; les Mareau qui plumaient les canards (j’ai associé ce moment à l’odeur des peaux de clémentines qui se consumaient sur la cuisinière à bois, et qui m’écœure encore aujourd’hui) ; les chats qui se traînaient l’arrière-train sur la route (pour se libérer d’hôtes indésirables ?). Je me rappelle aussi d’avoir été moqué par mon “Maître”, monsieur Cugney, à l’école communale de Pont-de-Pany, parce que j’étais dégoûtée de le voir manipuler une patte de poulet comme une pince à sucre en tirant sur ses tendons.

Il y a aussi la fois où ma mère avait trouvé un travail qui consistait à ramasser des glands pour nourrir des cochons. Nous étions contents de pouvoir venir avec elle et nous nous imaginions déjà riches ! Manque de chance, cette année-là, il n’y avait pas de glands… c’est le seul souvenir que j’ai d’avoir marché dans la forêt avec ma mère et mes frères, alors que nous étions en pleine campagne sauvage, entourés de combes : combe noire, combe roulée, combe aux loup, combe du milieu, combe chagrin, combe aux grives, combe du puits, combe aux renards… je ne me souviens pas d’avoir jamais entendu ces noms tous plus poétiques les uns que les autres.

Cette période est surtout marquée par la dépression de ma mère, qui avait perdu l’entreprise qu’elle avait créée, et la domination violente de notre oncle, qui habitait sa maison le week-end. Avec, une fois sur deux probablement, ses fils, mes cousins bien plus âgés que nous et qui n’ont pas toujours été tendres – entre eux et avec nous.

Arrivée à Dijon

Nous sommes ensuite arrivés à Dijon, dans un quartier de la limite sud de la ville, plutôt pauvre, près de plusieurs sites industriels, rue de la Stéarinerie, nom qui signifie fabrique de stéarine, une substance solide, nacrée, tirée du suif (qui est une graisse animale) et utilisée dans la fabrication des bougies.

Mon collège, le collège du Parc, longeait l’Ouche. Ses extérieurs étant entièrement goudronnés, il n’avait d’un parc que les grilles qui nous retenaient prisonniers pour notre bien, comme cela est encore malheureusement pratiqué de nos jours…

Alimentation

J’aime cuisiner depuis que je suis toute petite : ma mère me laissait faire des mélanges à ma guise. Je me rappelle notamment d’un gâteau tout liquide que j’avais fait cuire dans un moule à brioche en pyrex lorsque j’avais environ 4 ans. J’adore aussi faire de la pâte : pâte à pain, pâte à tarte, pâte à gâteau… et en manger un peu au passage. J’ai gardé de l’enfance ma spontanéité : je cuisine à l’inspiration, sans recette la plupart du temps, je teste, j’expérimente. J’aime le plaisir de manger, de partager un repas, j’adore les crudités, les feuilles, les tomates, l’acide, les couleurs, les herbes et les épices…

J’ai été initiée à l’alimentation biologique par ma tante Maud. Je fais de la cuisine végétarienne depuis les années 2000, même s’il m’arrive parfois de manger de la viande. En 2001, j’ai travaillé pour des agriculteurs bio, Christine et Jean-Pierre König. Lorsque j’ai habité le Morvan, j’ai planté un potager avec des semences de l’association Kokopelli et me suis formée à la production de semences avec Dominique Guillet et Raoul Jaquin. J’ai également fait un stage d’agriculture biodynamique avec Pierre Masson.

Protéger notre environnement

En février 2001, j’ai manifesté à Davos contre le sommet du G8 avec un groupe dijonnais, et réalisé qu’un vaste mouvement mondial était en marche contre l’absolutisme des gouvernements et des multinationales. J’ai rencontré Brad, un poète-activiste-journaliste américain que j’ai rejoint à New York en octobre 2001 et qui m’a fait découvrir Indymedia, les mouvements écologistes américains, les jardins potagers dans New York City et les manifestations à vélo… avant de devenir le père de mon fils Abdou-l’Aimé.

A la même époque, j’ai animé une émission de radio, participé à des rencontres locales de l’Europe des Consciences, et suivi la campagne de Pierre Rabhi pour obtenir les signatures nécessaires au fait de se présenter aux élections présidentielles.
 

Au début des années 2000, j’ai découvert l’anthropologie en faisant la connaissance d’une universitaire chez Jacques Salomé, chez qui j’étais en stage pour quelques semaines. En 2002, je suis entrée en licence d’anthropologie à Lyon 2. J’ai aimé passer de ce que je pourrais juger une certaine déconnexion du réel et du concret de mes études de psychologie aux aspects bien tangibles de l’anthropologie : enquêtes de terrain pour observer techniques, maisons, familles, systèmes de santé, cosmogonie, relation au vivant… et la richesse de la diversité des usages culturels. Je me suis passionnée pour les peuples premiers, et notamment les peuples de l’Amérique du Nord.

J’ai compris que notre mode de vie occidental menaçait des peuples entiers de disparition, et que le colonialisme avait déjà fait œuvre de destruction par la violence, l’évangélisation et la scolarisation forcée des enfants. Cette citation, tirée du livre Aitnanu, récit de vie d’un couple Innu, m’a particulièrement marquée : “Grâce à mon père, je peux tout faire par moi-même. Mais mes enfants, eux, seront pauvres. S’ils continuent d’aller à l’école, ils ne sauront rien faire par eux-mêmes de tout ce qui est nécessaire en forêt (…). Ils devront tout acheter, mais n’auront pas d’argent pour le faire.”

La lecture de C’est pour ton bien – Racines de la violence dans l’éducation, d’Alice Miller, a été un tournant dans ma compréhension de la marche du monde, de l’ampleur que peuvent prendre les  traumatismes non encore guéris à l’échelle d’une vie humaine, d’une famille, d’un peuple, d’une planète.
 

En 2002, je suis devenue mère pour la seconde fois. Cette période a également été marquée par le début d’une passion de 7 années d’intenses recherches, formations, lectures et projets autour de la naissance. J’ai découvert le portage, les couches lavables, l’écologie pratique. J’ai travaillé pendant 10 ans pour Peau à Peau, une association fondée par Ingrid van den Peereboom et Sandrine Fraikin pour promouvoir la proximité physique avec les bébés et les jeunes enfants, petits primates qui ont comme nos cousins chimpanzés, d’intenses besoins de contact. Je me suis passionnée pour la théorie de l’attachement et ai exploré plusieurs approches du toucher et du massage. En 2005, j’ai créé une association, La Grande Ourse, pour permettre aux parents de faire des choix plus conscients dans la manière de mettre leurs bébés au monde et d’en prendre soin.

J’avais fait la rencontre de Michel Odent, un chirurgien devenu un fervent porte-parole de la physiologie, un chercheur et un auteur prolifique, et participé aux rencontres de Midwifery Today, qui rassemblent chaque année des centaines de sage-femmes du monde entier. Cette période a été très riche : j’ai pris conscience du poids de la culture dans notre appréhension de toute chose, y compris les processus les plus physiologiques, comme celui de l’accouchement. Je me suis passionnée pour la question du choix et je me suis confrontée aussi à l’écart entre mes idéaux et ce que j’étais effectivement à même de mettre en œuvre dans mon quotidien, compte-tenu des mes ressources mais aussi de mes résistances ou des circonstances particulières de l’environnement.

En 2003, j’ai fait mon stage de master (en anthropologie) à La Ferme des Enfants, l’école créée par Sophie Rabhi, qui m’a beaucoup inspirée.

Le lien entre toutes les choses

Plus tard, j’ai participé à un stage de l’organisation Pachamama Alliance, qui fait le lien entre la justice sociale, la préservation de l’environnement et la spiritualité.

En 2005, j’ai rencontré Athamis, une chamane brésilienne avec laquelle j’ai fait plusieurs stages et qui m’a montré comment fabriquer un tambour. J’ai aimé vivre à ses côtés la conscience du lien entre toutes les choses du monde, visibles et invisibles. C’est avec elle que j’ai découvert le pouvoir du rituel.

J’ai rencontré Claire Carré en 2009 et j’ai découvert par son intermédiaire Le travail qui relie de Joanna Macy, auteure d’Écopsychologie pratique et rituels pour la Terre. Il m’a fallu de longues années pour trouver le courage de lire ce livre. J’ai acheté le suivant, L’espérance en mouvement : je n’ai pas encore trouvé l’énergie de m’y confronter.

En 2007, je lisais L’écologie à petit pas à mon fils Abdou-l’Aimé, qui en a été très marqué. J’ai réalisé que j’étais en train de lui expliquer que les adultes – ces êtres qui prétendent savoir ce qui est juste et bon – avaient détruits les écosystèmes. Cela m’a beaucoup affectée. Depuis une dizaine d’années, je collecte des images dans les magazines. J’ai été très choquée par une photographie du corps décomposé d’un albatros, mort par l’ingestion de débris divers. Lorsque j’ai parlé à mon groupe de formation à l’Approche Centrée sur la Personne de ce continent de plastique d’1,6 million de km² qui dérive dans le Pacifique entre Hawaï et la Californie j’en ai pleuré de chagrin
et de rage. Je rejoins Françoise Dolto qui a dit un jour que l’Occident avait fait son temps : j’ai hâte de voir les peuples du monde retrouver leurs esprits et se remonter les manches pour réparer ce qui peut l’être et trouver enfin la paix. Mais avons-nous encore le temps d’y parvenir ?

En 2018, après avoir regardé, en équipe, le film L’Autre connexion, de Cécile Faulhaber, qui présente l’école Wolf, fondée par Ingrid Bauer et Jean-Claude Catry, je les ai rencontrés dans le cadre de de la formation Mentorat et Connexion à la nature, et ai fait ainsi la découverte de Jon Young et de son approche 8 Shields, qui m’a beaucoup nourrie. De cette dernière approche est née une réflexion sur les cycles de vie, les qualités propres aux saisons, aux âges de la vie, aux étapes dans les projets, et les besoins associés.

Beauté, plaisir, sensualité

J’aime les grands espaces, le silence de la campagne, les collines, les montagnes, les forêts, les rochers. J’aime observer les feuilles, les insectes, et tomber nez-à-nez avec un animal sauvage ! Mes préférés sont les salamandres, les hérissons, les lamantins et les renards : un jour, j’en ai vu un gros comme un cochon-d’Inde, à la suite de sa mère qui portait un autre petit dans sa gueule : apparition furtive et magique !

J’aime les couleurs des arbres que je contemple depuis ma fenêtre, le ciel, les chants des oiseaux, voir passer les corbeaux avec des branches dans leur bec ou lancer des noix sur la route. Et aussi, j’aime la douceur d’un chez-soi, la fraîcheur de l’ombre en été, la chaleur du foyer l’hiver, le toucher des tissus des coussins, des tapis, l’intimité d’une chambre à coucher.
 
La sensualité est un cadeau de la nature que je cultive au quotidien, un précieux ancrage dans la réalité du monde fascinant qui m’entoure, du monde dont je fais partie.

Des femmes qui m'inspirent

Je suis accompagnée dans mon cheminement par quelques figures de femmes dont j’admire l’engagement et dont je suis le travail.

J’ai eu la chance de rencontrer Natalie Rogers, dont le témoignage de vie et son travail autour de La Connexion Creative a largement inspiré mon approche de la vie et de l’accompagnement. J’ai croisé le chemin de Starhawk, en 2019, dans le cadre de Earth Activist Training qu’elle offrait en Californie, et dont je vous recommande les livres : Femmes magie et politique, Rêver l’obscur, ou encore Empowerment manual. J’aime Vandana Shiva, à qui j’ai offert un jour une branche de genêt jaune vif qu’elle a piqué dans son chignon, en lui demandant de devenir la marraine de l’école que j’ai créée et qui a ouvert en 2014. J’ai beaucoup d’estime pour le travail de Clarissa Pinkola Estès. Je lis les livres de Naomi Klein, journaliste canadienne qui s’est fait connaître par le livre No logo ! Je suis le travail de Marie-Monique Robin depuis la sortie de son film Le monde selon Monsanto. Je suis fan de Monique (et Michel) Pinçon-Charlot – j’apprécie spécialement la traduction de leur travail en BD : Riche, pourquoi pas toi ? et Les riches au tribunal. Bien entendu, j’admire immensément Greta Thunberg, que j’ai adoré écouter sur France Culture en 2020. En 2021, en participant à la formation à l’approche Prosociale basée sur ses recherches, j’ai fait la connaissance du travail d’Elinor Ostrom, première femme qui a reçu le Prix Nobel d’Économie pour son travail sur la gestion coopérative des communs.

A toutes ces femmes magnifiques, je dis : Merci d’être là pour moi ! Sans vous, rien ne serait pareil ! Votre existence et votre engagement me soutiennent, m’encouragent, me montrent la voie.

Greta Thunberg
Dr Natalie Rogers
Starhawk
Vandana Shiva
Dr Clarissa Pinkola Estès
Naomi Klein
Joanna Macy - photo by Kelsey Moore
Monique Pinçon-Charlot
Marie-Monique Robin
Elinor Ostrom

En pratique

Plutôt que de vous transmettre une approche traditionnelle (au sein de laquelle il se trouve que je n’ai pas grandi), je partage avec vous l’amour du monde dans lequel nous vivons et vous invite à retisser votre carte du vivant, à y redessiner votre place, à vous en inspirer pour marcher dans la beauté, comme disent les Navajos. Je vous offre ma sensibilité, pour explorer avec vous à partir de là où vous en êtes, de vos expériences passées et de vos aspirations propres.

Je parcours avec vous le chemin vers notre sensibilité au monde, au travers du dialogue retrouvé avec lui.

Séances
dans la nature

A distance ou en présentiel, je vous propose des séances de méditation ou d’écoute… depuis l’espace en extérieur de votre choix.

Ma carte du monde

Une approche créative et multimodale de votre relation au monde, à partir de vos questions, de votre sensibilité, de vos envies d’exploration.

Land Art

Une invitation à se retrouver dans la nature pour créer à partir des ressources de l’environnement.

La grande Assemblée

Au sujet de son livre Biogée, dans une interview du Monde mag du 6 nov. 2010, Michel Serres dit : “Le fil conducteur est de donner la parole à Biogée, à la terre, à la montagne, au fleuve, au loup, au rat, etc. (…) Il faudrait instaurer une assemblée qui s’appellerait Wafel (Water, Air, Fire, Earth, Life) pour défendre les intérêts des éléments naturels et vivants.”

Ce type d’assemblée est décrit par Joanna Macy sous le nom de Conseil de tous les êtres. C’est une pratique dont j’aime à soutenir le développement.

Des ressources

J’aime l’histoire de la formation de la Terre, qui me fascine. J’ai lu dernièrement L’Odyssée de l’univers et aussi Sapiens, avec mon fils Isao, la BD tirée du livre de Yuval Noah Harari, qui raconte l’épopée de la vie des humain-e-s. C’est dans ce livre, en 2021, que j’ai découvert que dès la Préhistoire, Sapiens s’est rendu responsable de la disparition de douzaines d’espèces de grands mammifères : mammouths et mastodontes, paresseux terrestres géants (8 tonnes, 6 mètres de haut), lions et rongeurs géants, chevaux indigènes, chats à dents de cimeterre, oiseaux-éléphants (1/2 tonne et 3 mètres de haut)… et des milliers d’autres espèces de mammifères, de reptiles, d’oiseaux et même d’insectes avec elles.

Depuis une quinzaine d’années, je lis La Hulotte, une magnifique revue créée en 1972 comme journal de classe dans l’école de Rubécourt dans les Ardennes françaises, sous la tutelle d’un jeune instituteur, Pierre Déom, qui poursuit ce travail à ce jour à raison de 4 numéros par an, chaque numéro nécessitant environ 1000 heures de travail réparties entre les recherches documentaires, les rencontres d’experts, le scénario, la rédaction, les illustrations, la mise en page, etc.

            Des livres :

– Malidoma Patrice Somé, Sagesse Africaine.
Façons de dire, façons de faire, d’Yvonne Verdier.
Ceux qui sèment – graines de résistance, de Janisse Ray.
Buffalo woman garden.
Le scalpel et l’ours d’argent, de Lori Arviso Alvord, la première femme chirurgien Navajo.
Permaculture, de Perrine et Charles Hervé-Gruyer.
– Deux romans de Bérangère Cornu : Née contente à Oraibi & De pierre et d’os.
– Les livres pour enfants de Jennifer Dalrymple.

            Des films :

Who’s counting, de Marilyn Waring, qu’il est possible de voir ici : https://www.onf.ca/film/whos_counting/
– Marie-Monique Robin : Le monde selon Monsanto, Notre poison quotidien, Les moissons du futur, Qu’est-ce qu’on attend ?
Woman at war, de Benedikt Erlingsson.

J’aime les histoires d’amitiés entre des humains et des animaux – j’ai adoré les livres :
– de Jane Goodall : Ma vie avec les chimpanzés.
– de Konrad Lorenz : Il parlait avec les mammifères, les oiseaux et les poissons.
– et plus récemment, de Thomas Lavachery : Un zoo à soi.

            Des sites :
Celui de ma camarade de formation à l’Approche Centrée sur la Personne, Mélanie Pinot : https://www.immersionvivante.fr/

Celui de Lien de Coster, qui propose des solos en nature : https://www.leavesoflien.com/

infos & prise de Rv

Je vous propose un rendez-vous gratuit de 20 minutes.
Nous pouvons également échanger par écrit.

    Toute guérison fait partie de la guérison de la Terre. L’humanité est aussi un organe de Gaia, et la Terre ne sera jamais saine si la civilisation ne l’est pas. Le climat social, le climat politique, le climat relationnel, le climat psychique et le climat global sont inséparables. 


    Charles Eisenstein – janvier 2020

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